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by nidieunimail.com
on July 22, 2008
Numéro 23 téléchargeable sur:http://lejournalenvolee.free.fr/
Le but du journal étant d'être lu, de circuler à grande échelle,
l'argent ne doit pas être une barrière quant à sa diffusion. N'oubliez
pas de prévenir si vous êtes transféré ou si vous sortez... EDITO « Le sécurité est la plus grande ennemie des mortels »
William Shakespeare On nous a d’abord appris que la liberté était
individuelle :
La philosophie des Lumières, l’idéologie bourgeoise, celle de
l’économie marchande, a défini la liberté de chacun comme s’arrêtant là
où commence celle de l’autre : c’est le fondement du chacun pour soi
contre tous les autres, de l’esprit de démerde individuelle, de
l’assurance aussi vaine que bornée qu’on s’en sort mieux tout seul, et
donc de l’impossibilité d’imaginer des solutions collectives. Celles-ci
imposent que l’on ait compris que l’on ne peut pas être libre tout seul. Puis on nous a appris que la liberté, ça n’existait
pas, qu’il y avait des libertés et que les libertés elles-mêmes
n’avaient de sens que dans le concept de propriété. Que le droit et les
lois qui élaborent ces libertés ne seraient pas ceux du plus fort mais
une référence qui ferait abstraction des inégalités et qui placerait
tout le monde sur un même pied d’égalité. Que les rapports sociaux
doivent être codifiés par des textes, que chaque geste, que chaque
problème ne peut s’exercer ou se régler en dehors de l’arbitrage de
l’État : un différent avec un voisin se règle avec un juge de
proximité, traverser la route nécessite une codification, une insulte à
un professeur peut conduire devant les tribunaux. Parler de libertés au pluriel est un non-sens, la
liberté n’est pas une marchandise quantifiable, la liberté ne peut être
que toute la liberté. Un morceau de liberté n’est pas la liberté. Puis on nous a appris que la sécurité, l’omniprésence
du droit et des lois étaient la garantie, le pendant de ces libertés.
Qu’une vie libre était une vie protégée de toute la menace extérieure,
que l’extérieur était fondamentalement une menace. Cette sécurité, celle des possédants, petits comme
grands, nous la vomissons : cette sécurité, c’est une mort lente. Merci
bien... SOMMAIRE PROCÈS DE PHILIPPE EL SHENNAWY pages 4 à 15 JUSTICE PARTOUT pages 16 à 18 Y A DES LETTRES QUI SE PERDENT page 19 LUTTES DE PRISONNIERS pages 20 à 25 CHAQUE ÂGE SACCAGE SA CAGE pages 26 à 30 SANS-PAPIERS EN LUTTE pages 31 à 37 NI TERROS... NI MARTYRS... pages 38 à 44 UNE PEINE DANS LA PEINE page 45 LA SURVEILLANCE DE SÛRETÉ page 46 INFOS page 49 PLUS QUE JAMAIS L’ASSUJETTISSEMENT EST DE MISE page50 CONTACTS page 51
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L’ENVOLEE N°23
Parler de liberté individuelle est un non-sens : la liberté est qu’un
rapport qui, en se développant, détruit les murs de l’individualité. La
liberté n’est pas un état personnel, la liberté est un rapport social.
Compte-rendu
Psychologisation frénétique
UMD : « c’est pour ça qu’il fallait
que je m’échappe... »
De l’irresponsabilité pénale
à la responsabilité punitive
Marc machin contre la machine
La machine à coupables
Y a du baston dans la taule
Mouvement au quartier femmes à Dijon
« Non aux murets dans les parloirs »
Les prisons pour enfants
Fichés à la base
Écoliers sous contrôle
En grève dehors, en grève dedans
Nouvelles du contrôle des flux
Terreur sur la ville
Briser les prismes de l’État
Quelques éléments juridiques
Garde à vue
Témoignages
Comment la loi Dati tente de passer outre
le principe de non-rétroactivité
Fresnes : rétention de sûreté et soins
aléatoires
« Quand la vie privée sera hors-la-loi,
seuls les hors-la-loi auront une vie privée »
Bouygues construit pour vous
